Les travaux, le bordel, les emmerdes

La première fois qu’on (= Mister and me) a visité notre actuel “chez nous”, nous sommes littéralement tombés sous le charme ! Une maison en bordure de forêt, de mignons petits moutons comme voisins, un vaste terrain planté de grands chênes, un paysage vallonné… Certes, la maison était petite (il manquait au moins une chambre) et plutôt vieillotte (construite dans les années 60), mais cela était secondaire : on ferait quelques travaux !

Quatre ans plus tard, nous sommes toujours en travaux…

Car il ne s’agissait pas de petits travaux de déco et de fignolage. Non, non, non ! Quitte à faire des travaux autant faire de vrais travaux avec briques et truelles : en avant pour une surélévation et tout le toutim et plus si affinités (ou pas). Pour les briques et les tuiles, on a laissé faire les “pros” (un bien grand mot…) et pour le second oeuvre, on s’est collés à la tâche (enfin surtout Mister).

On a cassé des pans de murs entiers, fait des trous quasiment partout, rebouché des trous, posé des mètres linaires de placo, lissé des kilos de MAP, jointé des centaines de carreaux de carrelage, collé des tas de lames de parquet, passé x couches de peinture… Les fenêtres ont été changées : exit le simple vitrage ! La cheminée en pierres grises a laissé place à un beau poële design…

Mais ce n’est pas encore fini ! La To-do-list est loooongue : finir la VMC double-flux (le rêve de Mister…), étanchéifier la cuisine, installer une porte d’entrée isolante, agrandir la salle à manger, refaire la salle d’eau du rez-de-chaussée, construire le dressing… et je ne cite même pas les simples travaux déco (carrelage, peinture…) ou encore les travaux extérieurs (terrasse qui s’effondre…). Et pour les finitions, on verra plus tard !

Constat n°1 : les travaux c’est long (voir plus haut).

Constat n°2 : les travaux c’est salissant. C’est bien connu : on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs. Dans la même logique, on ne casse pas des murs sans faire de poussière. CQFD. Et surtout, surtout, surtout : on ne ponce pas des murs sans faire une poussière très très fine qui revient et revient encore et encore pendant plusieurs semaines…

Constat n°3 : les travaux c’est encombrant. Quand on sort d’un petit appartement et qu’on débarque dans une “grande” maison avec garage et cabane au fond du jardin, on pense forcément qu’on a énormément de place. Faux ! N’oublions pas l’adage : “plus tu as de place, plus tu as de bordel”. Car les travaux, ça demande des matériaux et du matériel qu’il faut bien stocker quelque part. Et quand on refait une pièce, il faut bien déménager les meubles à un autre endroit qui contient déjà d’autres meubles… Bref, le bordel s’est assez vite installé at home ! Je ne sais toujours pas comment on s’est débrouillés pour avoir autant de trucs stockés dans tous les coins et recoins. On s’est purement et simplement laissés envahir. Note pour plus tard :  prévoir de faire le ménage… par le vide !

Constat n°3 : les travaux c’est plein de mauvaises surprises. Car une vieille maison c’est tout le tableau électrique qui est à revoir, des murs pas droits, du très vieux carrelage sous le vieux carrelage,  un enduit/crépi et des fissures sous l’épaisse tapisserie, des canalisations d’eau qui pètent, un conduit de cheminée pas aux normes… Bref, que des emmerdes en plus.

Constat n°4 : les travaux c’est dangereux. Mister en sait quelque chose : chute d’une échelle = lèvre éventrée, poignet et col du fémur cassés = 1 an pour s’en remettre. LA grosse emmerde qui permet de relativiser sur toutes celles d’avant.

Constat n°5 : les travaux c’est chronophage. Les travaux ça prend du temps sur ta vie tout simplement. Plus de week-ends, plus de vacances. Les travaux, rien que les travaux, toujours les travaux. Chez nous, ce n’est pas metro-boulot-dodo mais travaux-boulot-dodo. Et pendant ce temps-là, la vie passe…

STOP ! Cette année, c’est décidé : on lève le pied ! Des week-ends travaux, ok. Des week-end sans travaux, o-bli-gé ! Et surtout de vraies vacances, enfin !

Notre maison ne sera certainement pas terminée cette année (soyons réalistes), mais le plus gros a été fait. Merci à nos amis et familles qui sont venus aider à poser le placo  il y a deux ans et plus récemment casser la cheminée… Et merci à Mister, mon homme, qui a fait tout le reste quasiment tout seul – ma maigre contribution se bornant à la peinture, aux joints de carrelage, à la pose du parquet et à multiplier les contraintes techniques avec mes idées déco…

Elle n’est peut-être pas encore finie ma notre maison, mais c’est notre maison.

10625-775

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3 commentaires

  1. stephaerys says:

    Que de beaux souvenirs pour plus tard ! J’espère que vous avez pris des photos de toutes les étapes (sauf de la chute bien évidemment). Pour ce qui est du vide : je te conseille les excellents livres de Dominique Loreau, ils m’ont sauvé la vie côté bordel ! Des bisous !

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